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D’un point de vue géologique, le sol à un rôle déterminant pour le vignoble

Examinons la nature des sols

À fortiori la formation d’un sol résulte d’un processus complexe qui inclue la nature ainsi que la structure de la roche. Cette même roche servira de substrat (support sur lequel il se développe. Ajouter à cela la topographie, l’alimentation en eau et la régulation de ses apports, le climat, la végétation en elle même, le mode d’enracinement, le type d’humus et enfin la main de l’homme vigneron et vous obtiendrez la qualité de la vigne.

Il existe de nombreux types de sols en France et à titre d’exemple on notera les plus classiques que sont :

  • Sol brun, dit sol classique et qui correspond aux zones tempérées moyennes (45° N) développé essentiellement sous forêts de feuillus.
  • Rendzine, qui est ne fait un sol peu formé sur une roche mère calcaire et comprenant une couleur sombre. Caillouteux et grumeleux et possédant beaucoup d’humus, il repose sur une roche en place plus ou moins altérée.
  • Ranker, quant à lui, se présente sous une “couche” peu formé. On le trouve principalement en montagne, sur une roche mère siliceuse dit acide. 

Il est à noter que les meilleurs vins sont souvent produits sur des sols dit particuliers, pauvres et surtout peu profonds. Des rendzines par exemple.

Drainage, eau, la recette miracle !

Si la géologie est le principal régulateur des apports en eau, il convient d’ajouter des facteurs incontournables qu’ils soient climatiques et biologiques. D’autres facteurs sont à prendre en compte comme la pente, la pierrosité, la teneur en argile et son calcaire…

Quelles sont les conditions optimales pour un grand cru

Pour la Bourgogne, c’est un sol issue d’une roche mère contenant argiles, calcaire avec peu de silice. On trouve également un sol calcaire peu épais, voir très pierreux, et qui bénéficie donc naturellement d’un bon drainage et d’une alimentation régulière en eau.

Dans le bordelais, les différents crus sont cultivés sur des sols qui, bien qu’étant issus de roches très différentes, offrent des caractères communs. Ils sont assez pauvre en humus avec peu d’acidité et permettent un enracinement important. Ce qu’il faut comprendre, c’est que la qualité du vin est influencée par les propriétés “physiques” des sols. Le substrat de nature argileuse limite, à titre d’exemple, l’enracinement et entraîne un rendement assez limité.

Quid de la constitution du terroir !

Si le raisin est issu d’un cep qui est planté dans la terre, il sera ensuite transformé en vin, aidé en cela par le savoir-faire du vigneron. Mais les seules caractéristiques aromatiques et gustatives des cépages ne se suffissent pas à elles-même pour faire d’un vin, un vin de terroir.

À l’origine, les roches mères

La roche mère est la roche qui, par un phénomène d’altération physico-chimique, a fourni les éléments d’un sol, qu’il la surmonte ou pas.

Ces mêmes roches sont à l’origine des diverses couches géologiques qui constituent les sous-sol, tel que présentes aujourd’hui. Elles sont classées en trois catégories : 

Parlons, si vous le voulez bien, des roches sédimentaires. qui sont constituées d’éléments déposés naturellement, par couche successive dans le fond des fleuves, des rivières, lacs, ruisseaux, mers et océans.

Ce qui résulte du refroidissement du magma liquide et, d’une part les roches volcaniques issues dudit magma remonté directement à la surface, et, d’autre part des roches plutoniques ou d’intrusion dues au refroidissement lent des poches de magma dans la croûte terrestre. Nées alors ce qu’il convient d’appeler les roches magmatiques ou éruptives.

Quant aux roches métamorphiques, elles sont le résultat d’une transformation de roches sédimentaires ou éruptives par des phénomènes dit mécaniques, thermiques, physiques ou chimiques.

Vous l’aurez compris, en fonction du type de dépôt, on trouvera des roches calcaires, argileuses, siliceuses, salines ou carbonées.

Les roches calcaires sont composées d’origine organique (la craie ou les calcaires coquilliers). Si le taux de carbonates atteint plus de 70%, alors ces sols développent l’acidité du raisin et garantissent un bon drainage. Ces sols permettent également aux racines de pénétrer en profondeur dans le sol.

Les roches argileuses, quant à elles, sont composées d’argile bien entendu, mais également de kaolin, de marnes, de bauxite et de loess. On parle alors de roche à grains fins. La coloration de ces roches provient du quartz, de la calcite ou bien encore des oxydes de fer qui les colorent. Pris indépendamment, ces roches ne sont pas adaptés à la vigne. Car elles rendent difficile le drainage. Mais associé à d’autres roches, leur propriété devient alors très intéressantes. À titre d’exemple, la présence du calcaire neutralise l’acidité intrinsèque de l’argile. Néanmoins, ces sols argilo-calcaires conservent une certaine fraîcheur qui retarde la maturation des raisins leur conférant ainsi un taux d’acidité assez élevé. On retrouve dans les marnes un aspect terreux et sensiblement les mêmes caractéristiques que dans les argiles. Quant au loess (d’origine éolienne), il est composé de très fines particules d’argile, de quartz et parfois de calcaire décalcifié, voir altéré par les intempéries. Voilà une roche très fertile avec une véritable prédisposition à la production de vins fins.

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